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Frida Kahlo de Vianney Aubert

Frida Kahlo m’a toujours fasciné, par la constance de ses engagements, par son courage à toute épreuve, par ses talents magnifiés et inspirés artistiques et pour sa liberté absolue, dédiée au combat des femmes pour la reconnaissance affirmée de leurs droits à égalité avec les hommes, à l’indépendance financière, à l’autonomie de vie pour que cessent les préjugés et ragots inconséquents patriarcaux.

Rien dans sa vie ne se place en indifférence, en opportunisme ; tout est maîtrisé, organisé, pensé, assumé, pour la plénitude de son art pictural, mais aussi pour vivre, malgré les douleurs physiques souvent insupportables, avec des moments émotifs, chaleureux, de partage, pour construire un destin imbriqué avec des chemins déterminés et des décisions prises en connaissance de cause.

J’ai vu plusieurs expositions qui lui ont été consacrées, les dernières sur Hambourg, en 2006 et sur Lyon, en 2018, et les petits formats et autoportraits qu’elle affectionne se structurent toujours avec plusieurs degrés : avec un renvoi de son image en instantané du moment vécu, mais aussi et surtout avec une juxtaposition de messages souvent épurés peints dans les différents recoins du tableau qui constituent des indices ou des métaphores pour cerner ses déceptions, tensions et convictions.

Le livre qui lui est consacré dans la collection « femmes d’exception » retrace sa vie, concentré de blessures rudes et compliquées, de combats acharnés, de volontés percutantes pour que sa flamme inspirante soit toujours conquérante, inventive et en prise permanente avec les réalités sociales de son pays, le Mexique, pour lequel elle sera toujours à la fois fervente patriote, indépendantiste affirmée et soucieuse des transmissions des civilisations magistrales qui s’y sont succédées.

Il ne serait pas convenable, en cette modeste chronique, de tenter de résumer la vie d’une personne aussi exceptionnelle, que j’aurais tant aimé rencontrer, ne serait-ce qu’un court instant, mais je me permets, humblement, sous forme de petites séquences transmises, de vous parler de ce qui me touche et m’émeut à chaque fois que je lis un ouvrage la concernant ou quand je parcours les expositions qui lui sont consacrées.

Frida, je vais l’appeler par son prénom, a connu la polio dans l’enfance, et sa jambe droite restera atrophiée ; elle sera l’objet de sarcasmes de la part de ses camarades de classe pour sa claudication et elle fera toujours en sorte de placer sa « mauvaise jambe » de telle façon, sur les photographies, que son handicap n’apparaisse pas visible. Et elle vivra avec son handicap, en cherchant à l’oublier, « parce que l’on ne peut faire autrement », comme elle aime à le rappeler, sans fatalisme, car il vaut mieux s’assumer en ses limites que d’attendre un appui extérieur hypothétique.

Frida est reconnue par son père comme la plus intelligente de ses enfants et, avec une sollicitude plutôt rare pour l’époque pour que sa fille devienne indépendante et ne vive pas dans l’attente d’un mariage à venir, lui permet de suivre les cours de la prestigieuse Ecole Nationale Préparatoire de Mexico, où elle est quasiment la seule jeune femme, ce qui ne lui pose pas de problèmes, car elle aime se frotter et se comparer aux garçons et rivaliser avec eux, ce qu’elle fait avec talent évident, aussi bien en ses réflexions et productions, que dans ses propos incisifs et directs.

Elle fera la rencontre de Diego Rivera quand ce dernier travaillera sur une fresque sur l’histoire de son pays, en un des bâtiments universitaires, et elle l’observera sur ses échafaudages, non pas par admiration du maître, ce que ce dernier flatté imaginerait aisément, mais pour affermir son expérience et sa connaissance technique artistique et par goût du débat et du partage.

Elle vit un amour passionnel avec un jeune condisciple, tout en lui expliquant qu’elle ne serait jamais la femme d’un seul homme, puisque de toutes façons tous les hommes Mexicains ne représentent jamais la monogamie fidèle et que la réciprocité doit s’affecter pour l’égalité des droits, et ils partagent leur liberté libre Rimbaldienne jusqu’au drame du 17 septembre 1925 où elle est la victime d’un très grave accident de tramway, qui marquera son corps meurtri à vie, avec opérations répétées, besoin de port de corsets créateurs de contraintes et douleurs vives récurrentes, faisant d’elle une mutilée, condamnée à la souffrance, qu’elle ne peut qu’évacuer que par une force de pensée magnifiée.

Elle peint son premier autoportrait pendant sa longue convalescence, communiquant par la fenêtre de sa chambre à son double imaginaire, mais aussi inspirant d’élévations ; elle décide qu’elle s’exprimera par la peinture.

Elle rencontre de nouveau Diego Rivera et ils vivront une relation amoureuse, tumultueuse, difficile, souvent violente dans les sentiments exprimés, mais contrairement à ce qui est souvent relaté faussement, Diego Rivera ne repérera jamais Frida comme une assistante de génie, comme quelqu’un qui puiserait dans ses mannes artistiques pour déployer son œuvre, mais bien comme une artiste unique, avec sa ligne et son autorité.

Diego ne se considérera jamais comme un guide ou un maître à imiter, dans lequel on pourrait se plonger, mais bien comme un ami artiste qui laisse Frida créer ses propres sillons, qu’il détermine rapidement comme majeurs, différents, originaux, et porteurs de sens pour l’histoire de l’art moderne.

Oui Diego sera volage et injuste, souvent rude et sans scrupule, mais il aima Frida, et Frida aima Diego, même si elle disait plus souffrir de lui que des contraintes de son corps déchiré.

Lors des demandes Américaines pour les fresques muralistes que Rivera sait réaliser avec passion et talent de conteur d’histoire, Frida rencontre un médecin, Leo Eloesser, chirurgien, qui sera son médecin et son homme de confiance, durant toute sa vie, et auquel elle ne cachera rien, de ses déceptions, douleurs, attentes ou doutes.

Les journalistes des USA viennent souvent interviewer Rivera mais ils remarquent très vite que Frida n’est pas seulement la femme ou la compagne de Diego, et qu’elle n’est pas là (même si elle s’en occupe avec brio) pour gérer l’assistance et l’accompagnement des affaires du maître, mais qu’elle peint aussi, avec une sensibilité exacerbée et une fougue émotionnelle à nulle autre pareille.

Elle ne pourra avoir d’enfant, après plusieurs fausses couches consécutives à son bassin déformé des suites de son terrible accident ; elle se ne renferme pas sur cette nouvelle épreuve, prend cette réalité comme une donnée de vie, et fréquente les milieux artistiques Américains, avec une objectivité toujours dégagée, en réfutant les compromis ou invitations qui ne la laisseraient pas libre, sans jamais se permettre une once agressive, car on peut avoir des convictions et les exprimer posément et clairement, sans arrogance. Elle se crée aussi sa voie et elle affirme ainsi, en montrant ses œuvres, sa reconnaissance artistique.

Quand Diego aura une liaison avec sa sœur Cristina, avec laquelle l’unissait une relation fusionnelle, la déchirure deviendra récurrente et, même si elle vivait dans une maison atelier avec Diego, où chacun occupait une partie des locaux, en totale indépendance, rien ne sera plus comme avant, et elle prend ses distances et quitte la maison atelier.

En 1938, à 32 ans, elle expose ses toiles pour la première fois, au Mexique et aux Etats-Unis, elle affirme son indépendance financière, elle divorce de Diego, et vit sa vie avec des aventures sentimentales qui ne seront jamais des moments d’instants, mais bien des partages amoureux forts, qui resteront gravés et pour lesquels elle conservera des correspondances enjouées.

Elle assume aussi sa liberté en ayant des relations homosexuelles.

On retiendra une relation forte et épanouie avec le photographe Nickolas Muray, qui a saisi de manière unique les espaces, respirations, émotions de Frida, par ses clichés au travail ou dans sa vie, et une autre avec Chavela Vargas, son amie, dont l’intimité lui apportera une force positive et une envie de joie, par delà les douleurs indicibles du corps ravagé.

Elle aura une liaison avec Trotski qui est venu au Mexique trouver refuge, grâce à Diego et Frida, pour appuyer aussi sa démarche de nouvelle internationale, même si Frida reste plus communiste orthodoxe que Diego qui a pris ses distances nettes avec le stalinisme.

Mais il ne s’agit pas pour Frida de résumer son engagement sociétal sur des bases d’appareil ; elle considère la société injuste et croit que le communisme va changer la donne pour un meilleur partage et la force du parti communiste doit être tournée vers ce changement impérieux.

Elle préfère être engagée et utile, en son intérieur de parti, que de communiquer sur des querelles idéologiques mondiales qu’elles résument comme des ego d’hommes avec une virilité mal placée.

Elle rencontrera Breton, qui la considérera toujours comme surréaliste, mais son intellectualisation la barbera et elle n’appréciera pas son séjour en France, où elle se sent cloisonnée et jaugée, par des personnes imbues d’elles-mêmes et suffisantes ; elle préférera, de loin, revenir vite au Mexique, épouser la cause des populations opprimées, défendre les femmes et continuer son chemin artistique, sans influence, sans chapelle, en indépendance totale et en insoumission.

Les années quarante seront des périodes où elle exposera et produira beaucoup, où elle souffrira en intensité, en devant passer plusieurs fois sur le billard des opérations médicales chirurgicales, où elle se remariera avec Diego, car elle l’aime et qu’il l’aime, envers et contre tout, et où elle passera un temps long et permanent pour que son pays soit reconnu avec la force des civilisations qu’il a connues, pour une affirmation de son indépendance face à l’Oncle Sam au tempérament de colonisateur.

En 1953 elle vit une consécration avec l’organisation d’une rétrospective de ses œuvres au Mexique, souvent entrelacées d’autoportraits et de messages à codes et à thèmes sur la douleur de la chair, sur l’amour trahi, sur la domination masculine, sur les jugements de valeur, sur la perte du contrôle de son corps, sur la présence de la douleur physique lancinante, et elle poursuivra le combat pour la cause sociale avec le parti, pour lequel elle défilera jusqu’au dernier souffle, pour 47 ans, quasiment jour pour jour de vie passionnée, impétueuse, intense, et de combat artistique, pour que son œuvre soit l’emblème universel de la lutte des femmes.

 

Eric

Blog Débredinages

 

Frida Kahlo

Collection Femmes d’exception

Editions RBA

9,99€

Vianney Aubert, pour la rédaction traduite et l’adaptation de cette belle collection catalane Barcelonaise.

 Frida Kahlo, copyright

Autoportrait avec singe en haut, avec références féministes.

Autoportrait avec singe, ci-dessus, en 1945, en pleines douleurs physiques indicibles vécues.

Autoportrait avec petit chien, ci-dessus, en portant les robes Mexicaines qu’elle affectionnait tant, en référence à l’art de couture populaire de son pays.

L’Art brut, l’instinct créateur de Laurent Danchin

 

« La vraie création ne prend pas souci d’être ou de n’être pas de l’art » clamait Jean Dubuffet, qui a inventé la notion d’art brut, en 1945, et a constitué la première collection d’œuvres désignées sous ce nom.

Il s’agissait d’une reconnaissance dédiée à celles et ceux qui ont vécu pour structurer, souvent avec des moyens dérisoires ou avec ce qui leur tombait sous la main, leurs imaginaires, pour donner corps et cœur à leurs volontés de création éperdue, qui ne pouvait que s’assouvir, sous peine de désespérance ou de déchirure douloureuse ou dépressive.

Et pourtant que de sarcasmes ont pu être délivrés à leur attention, de la part des autorités officielles académiques et souvent d’artistes plus ou moins installés, eux-mêmes, qui réfutaient que l’on puisse créer ou s’affecter de l’art, si les codes canons n’étaient pas respectés, ou si la connaissance des gestes n’avait pas fait l’objet d’initiations suffisantes…

Au départ, sous l’analyse de psychiatres, et notamment de Cesare Lombroso, le génie créatif pouvait être associé à une forme assumée de dégénérescence ; plus le sujet devenait compulsif dans sa création, plus sa dégénérescence repérée s’appliquait.

Cette théorie très contestable a d’ailleurs été reprise, pour être dévoyée ensuite, par tous les totalitarismes, et notamment par les Nazis, qui ont affecté à tous les laudateurs de l’art moderne, et encore plus de l’art brut,  l’insulte d’art dégénéré.

Maxime Du Camp, ami de Flaubert, s’intéressa de manière objective à ce qu’il était convenu d’appeler « l’art des fous » et il s’attacha à analyser les productions créatives de personnes aliénées qui continuaient à produire leurs œuvres, même en internement.

Mais sous l’impulsion d’un médecin Allemand, Walter Morgenthaler, surgit le premier aliéné reconnu comme artiste à part entière et qui fut consacré par Dubuffet ; il s’agit d’Adolf Wölfli ; interné pour agression sur une petite fille, persuadé de recevoir des voix et des appels de l’au-delà, persécuté par des crises récurrentes d’épilepsie et des hallucinations, et qui laissera 25 000 dessins et images s’intégrant en une sorte d’autobiographie personnelle et épique.

Adolf Wölfli

En 1937 est organisée la sinistre exposition de l’ »Entartete Kunst » (art dégénéré) où les théories scientistes et eugénistes rassemblent des propositions sur la nécessité d’épuration et de stigmatisation, voire de violence, contre celles et ceux qui prétendraient au statut d’artiste, alors qu’ils ne seraient que des malades qui mériteraient de disparaître…

A la Libération, Dubuffet aborde l’art des fous, qu’il avait d’abord mis en perspective avec les Surréalistes, et notamment Eluard et Breton, mais il poursuit seul sa quête, en retrouvant les influences de créateurs internés ou incarcérés, parfois aussi spirites, médiums ou autodidactes (Antonin Artaud fait partie du lot) et contribue ainsi à la reconnaissance de ce qu’il appelle et définit : l’art brut.

Dubuffet considère l’art brut comme une forme inconsciente d’elle-même, que l’on peut retrouver chez des personnes internées, considérées comme en proie à de possibles démences, même à temps partiel (le terme de bipolaire n’est pas encore usité), ou chez des marginaux visionnaires qui étendent le champ des connaissances artistiques.

Dubuffet repère l’art brut comme quelque chose qui doit d’abord fasciner et qui permet la libre création, sans le conditionnement de tous les codes culturels, sans la déformation des expressions et habitudes des savoirs.

Il crée la compagnie de l’Art brut, à la même époque où il soutient Céline en exil, à qui il reconnaît le renouvellement de l’écriture et la composition d’une œuvre qui ne cherche pas à plaire ou complaire et qui fait de la langue parlée un art littéraire. Je ne suis pas objectif, je sais, et en tant que Célinien assumé, j’aime à imaginer Céline se faire définir par Dubuffet comme un littérateur d’art brut ; je suis persuadé que le reclus de Meudon aurait apprécié…

Dubuffet prend plusieurs sources, comme d’abord l’art asilaire, avec Wölfli en première place et la Suissesse institutrice pacifiste Aloïse, qui récupérait du papier toilette pour dessiner recto verso des dessins de forte expression et qui mourra de chagrin, victime d’une thérapeute qui voulait régenter son unique espace de liberté…

Aloïse

Dubuffet poursuit avec l’art dit médiumnique, au carrefour entrelacé du graphisme et de l’écriture, du dessin et de la figuration.

On pense aux toiles en format géant d’Augustin Lesage, organisée en bandeaux géométrisés, lui qui assurait être la réincarnation de peintres de l’époque des dynasties des civilisations Egyptiennes.

Augustin Lesage

On pense aussi à Gaston Chaissac qui voulait imiter Picasso et qui aimait assembler, plus par dénuement que par provocation, des éléments hétéroclites et travaillait sur des serpillières, des omoplates de bovin et utilisait de la bouse de vache.

Pour Dubuffet l’art brut ne peut être considéré comme les polémistes de son époque, souvent sarcastiques et caricaturaux, comme de l’art primitif, mais bien comme de l’art élémentaire, exécuté de manière sommaire, souvent avec maladresse, avec des matériaux rudimentaires, car l’on prend ce que l’on a sous la main, mais qui touche, émeut, et qui surtout s’intègre, pour son créateur, comme son centre de vie, sa volonté priorisée de donner sens à son existence.

Dubuffet, incompris sur Paris, crée un musée dédié à l’Art brut, sur Lausanne, qui fait encore et plus que jamais référence internationalement, aujourd’hui.

Les années 70 voient s’éclore de mini musées de ce que l’on appelle l’Outsider Art, l’art qui vient de ce qui n’est pas placé dans les canaux officiels et des codes culturels, souvent associés au bon goût, délimité par une intelligentsia de la connaissance artistique.

On retrouve, avec l’Outsider art, l’influence d’Alain Bourbonnais et ses installations de Dicy dans l’Yonne, la reconnaissance des rochers sculptés proches de Saint-Malo par l’Abbé Fouré et l’intégration, grâce à Malraux, contre l’avis de toutes les personnalités reconnues des monuments historiques, du Palais Idéal du Facteur Cheval d’Hauterives dans la Drôme, symbole d’un travail besogneux, rude, et d’une élévation prodigieuse de quelqu’un qui voulait créer un Palais pour sa fille, Alice, qui représenterait sa perception de toutes les beautés du Monde, qu’il annotait en permanence, en lisant les pages de l’Illustration et dont il modèlera les faces pendant un travail inlassable et indépassable de plus de trente ans…

On pense aussi aux créations de Robert Tatin en Mayenne ou au manège de Petit-Pierre sur Orléans.

Dans la dernière décennie du XXème siècle l’Art brut s’exporte, notamment aux Etats-Unis, et New-York devient le carrefour international de sa commercialisation, lui donnant une reconnaissance marchande qui pourrait lui faire perdre ses âmes de spontanéité et sa candeur originelle.

Le black folk art et sa dimension religieuse, les environnements surréels et pénétrants des tours de Watts en Californie, le parcours psychiatrique retrouvé, avec une création artistique flamboyante et inassouvie de Martin Ramirez, ont permis de refaire découvrir des talents et des inspirations, mais ont donné lieu aussi à une sorte de foire mondiale de l’Outsider Art, pas forcément en calage avec la conception initiale de l’Art brut et sa modeste volonté de montrer la création hors codes et conventions.

Aujourd’hui il faut protéger les nouveaux auteurs ou les auteurs que l’on redécouvre, en n’oubliant pas que leur geste s’apparente à une forme de sacralisation faite d’ascèse et de pénétration totale, pour produire de la création et se dire que l’on a ainsi pu créer, avec ou sans l’assentiment ou la reconnaissance de l’autre.

Et je laisse la mot de la fin à Aloïse, dont le parcours m’a déchiré et dont cette citation ne cesse de m’ébranler et de me faire réfléchir en boucle : « si on observe la vie rationnelle, on devient aveugle avec la vie nocturne ».

Un livre pédagogique, richement illustré et parfait pour une initiation à l’Art brut, pour celles et ceux, qui comme vous, Amie Lectrice et Ami Lecteur, réfutent que l’on vous dise ce qui est beau et bien et qui souhaitez, en permanence, que votre libre arbitre soit seul votre ligne de conduite, surtout pour observer et analyser les créations.

Eric

Blog Débredinages

 

L’Art Brut

Laurent Danchin

Collection Découvertes Gallimard : qu’est ce que je regrette que cette belle collection ait été arrêtée, elle reste pour moi une réussite et un condensé d’intelligence et d’esthétique, sur tout un tas de sujets, en intensité.

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