Annette Lellouche, auteure, est Mon Amie, Ma Très Chère Amie !

Nous nous sommes rencontrés, pour la première fois, en octobre 2012, au détour d’une chronique que j’avais publiée sur un ancien blog collectif dénommé « Les 8 Plumes », et évoquant la correspondance épistolaire entre François Mitterrand et Marguerite Duras, puisqu’ils furent membres du même groupe d’action de résistance et que François Mitterrand, chargé par le gouvernement provisoire du suivi de la situation des prisonniers, fut celui qui retrouva René Antelme, le compagnon de Marguerite, agonisant en camp de travail et de déportation.

Lors de cette chronique publiée, Annette posta, comme on dit aujourd’hui, un commentaire, et elle me précisa qu’elle avait écrit un livre sur le harcèlement et les tensions agressives vécues lors de jalousies inconséquentes, lié à une douloureuse expérience en atelier d’écriture.

Ce livre Retourne de là où tu viens me fut envoyé par Annette, et je l’ai lu plusieurs fois avec avidité, et j’y ai découvert une écriture percutante, inspirée, toujours optimiste, pétrie de convictions, de partages, de générosité, de concorde, de tolérance et d’élégance, malgré les injustices, inconséquences et pesanteurs.

Nous nous sommes vus à Saint-Raphaël où vit Annette – ville qui m’est familière avec mon pied-à-terre sur Fréjus où je séjourne plusieurs semaines par an – en un restaurant joliment dénommé « La Renaissance », et nous nous sommes tout de suite compris, nous avons entamé une relation amicale jamais démentie, qui s’est affirmée, raffermie même, et qui se perpétue, pour notre plus grand bonheur réciproque.

Tout récemment, en ce même lieu de restauration, « La Renaissance », en bord de mer de Saint-Raphaël, en appréciant une choucroute de la mer copieuse et raffinée, nous nous sommes retrouvés, alors que nous ne nous étions pas revus, en vrai, depuis quelques temps, trop longtemps, et nous avons prolongé notre partage commun.

Cette chronique, ode à Annette, forcément personnelle, m’est nécessaire pour saluer les talents inspirés de Mon Amie et pour lui déclamer pourquoi j’apprécie son travail, qui depuis plus de huit ans, constitue maintenant une belle œuvre, entièrement réalisée et investie en sa deuxième vie, depuis sa retraite.

J’apprécie Annette car ses personnages et protagonistes restent toujours debout et entiers ; et même s’ils sont parsemés de doutes, contraintes, difficultés, douleurs ou fêlures, ils avancent et cherchent à imprimer leurs marques, avec volonté et détermination.

Précisément Elsa que l’on découvre dans Un soir d’été en Sardaigne et que l’on retrouve dans A l’assaut du bonheur symbolise ces caractéristiques : une femme qui aime et ne peut imaginer un amour sans plénitude, mais qui aura sans cesse du mal à choisir entre sa vie de mère et ses habitudes assez installées qui l’insupportent souvent et le doux frisson du défendu qui pourrait pourtant lui apporter une nouvelle donne ou un équilibre plus proche de ses attentes et sensibilités.

J’apprécie Annette car elle se plonge avec délices et fougues dans de très nombreux genres, entre les romans et histoires pour enfants avec la saga des Gracieuse et Panache où l’amitié d’une mésange et d’un écureuil enchante et rappelle le plaisir du conte oral, entre un roman pour la jeunesse sur une histoire familiale complexe et pleine de force à la fois, dénommé Gustave, en référence à un arbre d’importance majeure qui se positionne comme l’acteur essentiel du déroulement du livre, entre un roman autobiographique La Miraculée, où l’auteure raconte, sans pathos, ses douleurs indicibles après un rude accident et sa volonté de reconquête sans cesse élevée et avancée, pour repartir avec de nouvelles perspectives et envies, et entre un roman noir ou policier comme La Clé de l’embrouille, où il est possible que toutes les choses les plus imprévisibles et obscures s’associent en un magasin libre-service internet ou une maison de standing pour couple pour lequel apparemment tout serait idéalisé et réussi…

J’apprécie Annette car elle est fidèle en amitié et elle sait transmettre les mots qui portent conseil et font du bien, quand nos vécus ne se placent pas sous les meilleurs auspices ; elle donnera ses avis et accompagnements, sans jamais aucun jugement, et elle ne sera jamais calculatrice ou en attente de retour, mais elle sait analyser, observer, trancher, écouter et prendre le pouls des essentiels pour que le chemin du renouveau et du rebondissement soit plus clair à arpenter.

J’apprécie Annette car elle a toujours une idée qui germe, une inspiration qui sommeille, développe sa route pour se structurer ou pas, aussi bien dans l’écriture que dans la peinture, car Annette peint aussi, avec une force émotive particulière pour ses peintures animalières ou florales, et elle parle autant que moi, ce qui fait que quand nous discutons ensemble, on ne se reprochera jamais d’être bavards, alors que l’on sait que cette critique nous revient en permanence…

J’apprécie Annette car elle associe élégance et force, tonicité et tendresse, capacité inventive et regard sur les choses qui folâtre pour rester dans un imaginaire intact, intuition et détachement, assurance et fragilité.

J’apprécie l’Auteure passionnée, Annette Lellouche, que je vous invite à lire et à découvrir.

Annette, ton amitié m’est précieuse,

je t’embrasse et te remercie.

 

Eric

Blog Débredinages

Photo avec Annette et Eric, en amitiés vives, au restaurant La Renaissance de Saint-Raphaël.